3 ingrédients insolites dans ton thé à la menthe

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Moitié de la semaine, moitié du confinement (espérons !), une bonne moitié de l’automne : une pause s’impose.

Alors installe toi bien confortablement et viens prendre le thé avec Désoriental.

Le thé, bien plus plus qu’une boisson

C’est une façon d’être au monde. L’hospitalité, la contemplation.

Un art plurimillénaire que l’on doit à la Chine et qui s’est coloré de différents ingrédients et rituels au gré des routes de la Soie.

Un art codifié et des préparations bien précises avec lesquelles on ne blague pas : choix du niveau de fermentation (thé blanc, vert, noir / rouge …), ustensiles (théière en métal ou en céramique, samovar, filtre, fouet, plateau, verre en métal, verre ou céramique, orné ou minimaliste, …), température de l’eau et temps d’infusion idéal, lavage du thé et aération de la boisson, dosage de sucre et/ou de lait … Tout est important.

Recette désorientale pour un teatime réussi :

– 1 bon bouquin

avec Le Livre du thé de Kakuzo Okakura datant de 1906, un ouvrage d’éducation au rituel du thé, à la lenteur et à la pratique de la contemplation, à destination des occidentaux alors en pleine course à l’industrialisation. 

– 1 fond sonore cocooning

avec l’Instrum’orientale Plilist, 1h30 de musique pour prendre son temps.

– 3 ingrédients insolites dans ton thé à la menthe

Trois ingrédients donc, pour un thé que l’on pense si bien connaître qu’on ne le regarde même plus : le thé à la menthe.

Attention, interdit de lire cette partie si tu utilises du thé à la menthe en sachet : sacrilège !

Allez, c’est pour rire ! Mais, tout de même : la menthe fraîche c’est mieux, vraiment. Si la recette basique est composée de thé vert, menthe et sucre, on met parfois dans les thés à la menthe du Maghreb quelques petits plus insolites :

de l’absinthe (chiba), pour son parfum et ses vertus digestives. Mais attention, il faut mettre les branches après avoir sorti la théière du feu car si elle boue, l’absinthe devient neurotoxique, comme sa version alcoolisée. On met parfois dans le thé d’autres plantes comme la verveine ou la sauge.

de l’ambre gris, qui est – attention phrase improbable – une régurgitation de cachalot qui sent délicieusement bon. On en met un petit bout directement dans l’eau chaude ou collé dans le couvercle de la théière pour parfumer le thé. On le retrouve dans la chanson populaire marocaine El Kass Hlou de Hajja Al Hamdaouia et Hamid Bouchnak (sur une chanson originale de Houcine Slaoui).

un morceau de figue séchée, utilisé chez certain.e.s pendant les fêtes pour que le thé fasse “tourner la tête”. Parfois ce thé “festif”, pour être encore plus festif, est accompagné de maajoun. Le maajoun, comment l’expliquer ? C’est une sorte d’energy ball / space cake traditionnel, une petite pâtisserie ronde, mélange de dattes, figues séchées, amandes / pistache / noix de cajou, miel, beurre, gingembre, cannelle, muscade et anis … avec une pointe de cannabis !

– 1 petit bonus sur le thé à la menthe 

L’iconique hymne raï vintage Ya zina diri latay* de Raïna Raï et son non moins iconique vidéoclip.
*en français : ”Ma jolie fais moi un thé”. Mais la chanson est en fait beaucoup plus romantique que son titre !

photo de couverture : Canva

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