Edito : Y’a pas d’couleur.

blacklivesmatter

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J’ai mal à mon humanité. Entre le récent homicide de George Floyd (un de plus, sur une longue liste), les horribles trending topics sur Twitter ces derniers jours comme #alllivesmatter ou #khel, ou encore cette chronique radio matinale qui explique que la banlieue française cosmopolite est « contaminée » par les combats afro-américains, que les violences policières racistes aux Etats-Unis et en France n’ont, mais alors, rien à voir parce que les Etats-Unis, c’est un pays de violence raciale alors que la France elle, est “droits-de-l’hommiste” et universaliste … J’ai mal à mon humanité.

L’article qui suit sur l’afro-arabité, j’y pense un moment, je l’ai écrit il y a plus d’une semaine. Il n’est pas une réaction à l’actualité, il tombe maintenant c’est tout. Il parle de culture, de cette culture métissée située entre négritude et arabité. Et il parle aussi forcément du racisme dans le monde arabe.

Mes propos ne feront sans doute pas l’unanimité, j’espère seulement qu’ils contribueront à ouvrir la conversation sur le fait que le racisme existe partout et sur le fait qu’on a tou.te.s besoin d’éducation sur le sujet, oui, même quand on n’est pas raciste.

Car ce racisme qui fait l’actualité n’est pas un « problème de noir.e.s”, il nous concerne tou.te.s, il est systémique, comme tant d’autres discriminations et injustices.

Ne pas être raciste dans son coin ne suffit plus tellement la négation, le déni du racisme ambiant est insoutenable ! Cela ne suffit plus, on a besoin de répondre, de se mouiller, ne serait-ce que dans son quotidien, devant cette blague raciste ordinaire à laquelle on s’entend répondre “rho ça va / on-peut-pu-rien-dire”.

C’est très difficile de s’exprimer sur un tel sujet et de trouver les bons mots. J’essaie ici d’exprimer quelque chose d’urgent qui boue en moi, avec humilité et l’envie d’apprendre de nouvelles choses chemin faisant, sans crispation quand il s’agit de ma ou mes communautés d’appartenance, et je suis convaincue —c’est comme l’écologie– que ce travail sur soi individuel est nécessaire pour que l’on aille collectivement mieux.

Après cette introduction toute personnelle, voici comme promis l’article sur l’afro-arabité.

Je suis très preneuse de retours sur le fond, sur la forme, en commentaire 🙏.

Bonne lecture !

Soumaya, créatrice de Désoriental

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